Bon mais là j’vous gâte ma bande de chanceux ! Pas de post pendant deux semaines ça donne pas grand chance pour faire autre chose en nous lisant ! Relisez la dernière phrase, ça fini par faire du sens. Au pire lisez-là à l’envers et vous allez trouver un message subliminal sur les multi-nationales nord-américaines.
Alors allez vous faire des toasts au saindoux, le prochain post mérite qu’on s’y attarde avec la main doite sur la souris et la main gauche sur du pain graisseux.
C’est la fin… Oui je sais, je l’ai déjà dit : La fin des cours bla bla bla, snif snif snif, bla bla bla… Vous me direz sans doute que les New Kids on the Block aussi ont déjà tenu ces propos diffamatoires. Mais là c’est la fin pour vrai ! C’est pas juste les humoristes qui vont avoir terminé… nous aussi. Le spectacle des auteurs va avoir lieu ce soir et demain soir au Monument national.
On se fait dire merde à tour de bras et je déteste ça ! Pas parce qu’il y a le mot merde dans ce souhait de marde, mais parce que bien caché derrière le mot merde, il y a toute l’année qu’on vient de passer. Il y a les pauses dans la cafétéria, il y a le brouhaha aux casiers le vendredi à 5h, il y a le code de la salle de bain des filles clairement indiqué sur la porte, il y a les plats en styrofoam d’épice du Prince de l’Orient, il y a le carré ligné vertical au milieu de la place qui n’est pas encore terminé de peinturé et il y a désormais l’écho qui règnera dans les corridors cet été. Un écho lourd et invivable. Un écho qui pue le souvenir ! Cette odeur de barba papa qui a parfumé mon année me tombe maintenant royalement sur le cœur.
Ainsi, derrière le mot merde se cache la nostalgie. Mais ce qu’il y a d’encore pire, c’est que devant le mot merde, bien en évidence, écrit en néon bleu/mauve flash sur une trame sonore de C’est zéro, il y a les nouveaux qui rentrent. Ces nouveaux qui vont s’emparer de notre casier à Kri et à moi, juste à côté de celui de Barriault et Seb et de celui de St-Onge et Big Joss… Ces nouveaux qui vont flirter avec NOS humoristes à NOUS ! Qui vont essayer de les faire rire avec leur jokes plates (je dis ça en toute objectivité) ! Qui vont essayer de s’incruster dans leur vie pour mieux la ruiner! Je les vois déjà faire bouillir des lapins dans les 4 micro-ondes de la café ! Courez aux abris chers humoristes sans défenses ! Regagnez les tranchées ! Les nouveaux c’est le mal incarné, dissimulé en triade (triade — trident, suis-je la seule à y voir clair !) !!!! C’est une gang de fous malades dans tête sans neurones, obsessifs-compulsifs, boarderline, maniaco-dépressifs, en crise identitaire, schizophrènes (encore une fois, l’objectivité me hante) !!!!
Faque ne me dites plus merde ! Parce que merde ça veut dire que ce soir va avoir lieu et que demain ne sera bientôt plus. Ne me dites plus merde parce que j’veux pas vous voir la face au spectacle. Ne me dites plus merde parce que j’veux retourner à cette même date l’année passée quand j’avais vu le show des auteurs avec Kri, Tchendoh, Joss, et St-Onge dans une salle où il faisait beaucoup trop chaud. Cette même belle soirée arrosée de Brisk au Cherrier en compagnie de ceux qui allaient devenir mes « Chumeys » que j’adore.
Ne me dites plus merde parce que je veux revenir à ce premier jour d’école où j’étais terrifiée à l’idée d’avoir à écrire une ligne (ok peut-être deux). Cette première journée où j’avais eu peur, à tort, d’un rockeur louche, où j’avais été impressionnée par un hommage à la carte étudiante, et où j’avais été charmée par un Gaspésien avec une coupe de cheveux. Ne me dites plus merde, parce que je veux revenir à l’âge de 15 ans quand m’inscrire à l’École nationale de l’humour n’était encore qu’un rêve impossible à réaliser. Je vous en prie, ne me dites plus merde… Ne me dites plus merde, parce que ça veut dire que cette année s’est enfuie, mais surtout… que cette année est finie…
mh